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Archives pour octobre 2009



Plip, la Planète Rectangle – Michel Pirus (Delcourt, 1995)

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Pirus est un auteur complet. Il débute dans la bande dessinée comme dessinateur, avec Dionnet au scénario, pour Rose Profond (on a vu pire comme débuts !). Puis, comme scénariste, avec Mezzo aux dessins, pour plusieurs séries et one shot (les Désarmés, Mickey Mickey ou Deux Tueurs). Une complicité qui perdure, avec le superbe Le Roi des Mouches. Il a aussi travaillé avec Charlie Schlingo au scénario, pour la série Canetor, parue dans les pages du Ferraille Illustré. Il œuvre également seul, avec Plip la planète rectangle (sorti en 1995) le premier ouvrage de la collection Delcourt jeunesse.

C’est l’histoire du président éléphant qui découvre, grâce à son inséparable télévision à antenne giratoire, l’existence d’une nouvelle planète, rectangle, baptisée Plip. Il appelle aussitôt le chat policier pour que ce dernier lui ramène un plipien, en échange de l’oiseau noir, cet inutile oiseau qui dit toujours : « pourquoi pas ? ». Le chat policier et l’oiseau noir s’envolent alors à bord d’un monolithe carcéral et spatial en direction de la planète rectangle. Lorsqu’ils aplipissent, ils se rendent compte qu’il n’y a pas un plipien sur place. Du moins, pas sur cette face. En effet, les plipiens semblent tous vivre sur la face cachée de la planète…

Plip est à la croisée du conte illustré et de la bande dessinée. Comprenant un seul dessin par page, avec des textes descriptifs et quelques dialogues, l’histoire est cependant clairement découpée en séquence dessinée. Le trait de Pirus, entre lignes rondes et contrastes forts en noir et blanc, évoque autant les vielles gravures des livres jeunesse d’antan, que l’underground US (son chat me fait penser au Fritz de Crumb), sans oublier la référence directe au Krazy Kat d’ Herriman… Entre conte surréaliste, aventure spaciale et parabole politique, Plip la planète rectangle est un livre pour les enfants de moins de cent ans (et plus), qui joue finement avec les symboles et le double sens…

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FUN HOUSE – The Stooges (Elektra, 1970)

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Chronique de l’ami Bruce, tirée de son blog (http://www.secteur7.net/site/). Un bon compte rendu des impressions que l’on peut ressentir à l’écoute de cet album Monstrueux…

Album sau­vage, vis­cé­ral, inci­sif, explo­sif, violent, cru, où le mot Rock prend toute sa signi­fi­ca­tion. Si je pense Rock je pense «Fun House». Un album qui n’a pas mar­ché à sa sor­tie, for­cé­ment il y a tout, ça fai­sait trop.

Les frères Ashe­ton sont aux som­mets dès ce deuxième album, gui­tare criarde, telle une voix accom­pa­gnant celle d’Iggy Pop, ou le contraire je ne sais plus, pos­sé­dée, d’une méchan­ceté sur­vol­tée, aux influences free-jazz quand appa­rait le saxo­phone, aux influences aussi bluesy sur «Dirt», titre ban­dant à sou­hait. The Stooges inventent sur le reste du contenu le punk et le metal, et font ainsi de la galette «Fun House» la plus grande influence du monde.

Je ne sais quoi ajou­ter de plus à cet album classé par cer­tains comme le plus grand de tous les temps, de Nick Cave à Jack White, ou du maga­zine «Rock & Folk». Je ne vais pas emprun­ter un dic­tion­naire des syno­nymes et col­ler tous les super­la­tifs exis­tants pour dire ce que com­portent ces excep­tion­nelles plages !

Une claque encore 40 ans après. Une énième écoute et même deux de suite ce matin et encore ce seul mot : Putain ! Bouche bée par tant d’intensité. 7 plages pour une île déserte où règnera le sexe et la drogue, l’excitation et la chair de poule.«Fun House», on y entre et on y vît une ensor­ce­lante orgie. Et on en sort chan­ger, à tout jamais.

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ARAUCARIA – Edmond Baudoin (l’Association, 2004)

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Le carnet de voyage doit être un superbe exercice pour les dessinateurs. Il leur permet de garder une trace particulière de leur périple, tout en s’imposant une pratique journalière. Une sorte de « plaisir forcé ». Du moins, c’est ce que me dit l’ami Vidocq, qui est amateur du genre (http://nantua.unblog.fr/)… Une manière créative et très personnelle de rendre compte de ses découvertes,  ses rencontres…

Loustal ou Lamazou sont passés maitres. Baudoin également. Son Araucaria nous le démontre parfaitement. En 2003, il fut invité un mois au Chili par l’Institut Culturel Franco-Chilien, dans le cadre de la manifestation Livres en Fête. Entre croquis aux pinceaux et encre de chine, ou dessins au feutre pointe fine, il nous décrit de belle manière, avec son trait vif et subtil, les paysages découvert, les personnes rencontrées.

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Une photographie est par définition un instantané, alors qu’un dessin demande du temps à réaliser. Le dessinateur doit observer plus longuement les sujets qu’il retranscrit, et cela se ressent. A mon sens, l’émotion dégagée y est plus subjective, donc plus intense.

Entre ses dessins en noir et blanc, tels des balises, Baudoin incère parcimonieusement des coupures de journaux, des titres de transport, des tickets de musées… Le tout entrecoupé de textes écrits sur le vif, nous racontant son immersion dans la vie chilienne. Araucaria est un remarquable ouvrage qui me donne envie de m’intéresser d’avantage à ce genre de narration par l’image. Un vrai plaisir de lecture pour voyageurs immobiles…

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LE BLOG – Martin Vidberg & Nemo7 (Onapratut, 2008)

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Les hommes-patates de Martin Vidberg sont maintenant connu de tous, par le biais de la publicité bien sur, mais aussi grâce au succès de son album le journal d’un remplaçant.

L’idée de Vidberg était de mettre à disposition des lecteurs de son blog une série de six cases, avec lesquels il les invite à composer un strip ou une planche. Un pur exercice de style de l’OuBaPo. Nemo7 répond à l’appel et réalise une série de 25 strips, mettant en scène ce personnage de bloggeur vissé sur sa chaise (Vidberg lui-même ?). Se prenant au jeu, Nemo7 propose à Vidberg de prolonger l’expérience, chose que ce dernier accepte, en réalisant d’autres cases pour ouvrir de nouvelles pistes au scénariste. Plus de 400 strips ont été réalisé depuis. Cet album regroupe les meilleurs.

Le blog est une Bd qui nous parle d’un dessinateur occupé, voire obnubilé par l’idée de devoir remplir son blog quotidiennement et d’avoir un maximum de commentaires, de connexions… C’est un album vraiment sympathique qui, d’un strip à l’autre, ne souffre d’aucune impression de redite. Alors que se sont toujours les mêmes dessins, le scénariste à trouvé le rythme juste, usant intelligemment du comique de répétition (le running-gag) qui l’amène à créer cette complicité avec le lecteur. On ri de ce dessinateur (qui mange des fraises et travail sur un scénario de « Batman contre Dogman » !!) tout en riant aussi de nous-mêmes, bloggeurs invétérés ! 

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http://www.martinvidberg.com/blog/

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