HERMAN – Jim Unger (Glénat, 1987)

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Restons dans le dessin d’humour de grande qualité avec Herman de Jim Unger. J’ai découvert par hasard cet ouvrage (première traduction en français) et suis de suite tombé sous le charme de cet humour so british… Jim Unger est un anglais qui à travaillé au Canada. Mais laissons la parole à l’intéressé, qui se raconte mieux que personne…

Pour devenir un « cartoonist », on a besoin que d’une feuille de papier, d’un stylo à dix francs… et d’un solide sens de l’humour. Le sens de l’humour c’est le plus important ! Surtout si, comme moi, ça vous a pris trente ans pour économiser les dix francs… 

Si vous aimez les dates, sachez que j’ai débuté Herman en 1974. Auparavant, j’avais placé quelques dessins humoristiques dans un quotidien canadien, mais les lecteurs trouvaient mes dessins tellement poilants que personne ne lisait plus les éditos. Alors je me suis tourné vers la B.D. Mais ce n’était pas mon style : je me sentais prisonnier à l’intérieur de ces petites cases. Jusqu’au jour où les gens de Universal Press Syndicate ont vu ce que je dessinais et l’ont baptisé du nom d’Herman. Qu’est-ce que j’en sais moi ? Je ne connais même pas ce type. 

On me demande souvent comment j’ai débuté. Mais je ne répond jamais – surtout si mes admirateurs savent dessiner ! Car s’ils sont bons, ils ont forcément le sens de l’humour. Alors je me contente de raconter que j’ai commencé à l’armée. 

En réalité, débuter n’est pas très difficile. La véritable épreuve, c’est imaginer une nouvelle idée chaque jour. Ca c’est dur ! Il faut savoir s’abstraire de la race humaine, prendre du recul et regarder les choses telles qu’elles sont réellement. Car comment être objectif face à notre univers ? Nous sommes comme des poissons, incapables de voir l’eau qui nous baigne. 

Nos cerveaux sont programmés dès l’enfance. On ne pense pas, on apprend. On apprend ce qui est joyeux ou ce qui est triste. Et le banal, on l’oublie. Quand on regarde les nuages dans le ciel, on oublie à quel point ils nous ont parus bizarres la première fois qu’on les a aperçus par la fenêtre de la chambre d’enfants. Moi quand j’étais gosse, je n’avais pas de chambre, je me souviens que je les observais à travers une fente du plafond. 

Si Herman est drôle, c’est parce qu’il illustre le ridicule de nos comportements que nous croyons « normaux ». Car nous partageons tous les mêmes choses, les mêmes gestes, les mêmes pensées. Et pourtant, nous nous croyons uniques : voilà où débute l’humour… (Jim Unger en préface de l’ouvrage)

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