MUTANTS – David Morley (France, 2009)

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Cette histoire de survivants face à des contaminés a déjà été vue mainte fois. Donc, rien de nouveau par rapport aux autres films de mutants/zombies, entre les 28 jours/semaines ou Je suis une légende… C’est plutôt dans le traitement de l’histoire, l’esthétique et la psychologie des personnages que le réalisateur tire son épingle du jeu…

La relation d’amour et de rejet entre l’héroïne (Hélène de Fougerolles plutôt convaincante dans ce rôle) et son ami contaminé qui se transforme (impressionnant Francis Renaud !), apporte un coté « auteurisant » (le défaut de pas mal de films de genre français) qui passe ici plutôt bien, qui est même assez troublant. Et heureusement, le réalisateur va jusqu’au bout des scènes gore, sans trop en faire, ni trop peu…

La photographie est superbe. Les plans sur ce paysage de montagne, bleus gris, très purs et calmes créent une ambiance décalée par rapport aux scènes d’intérieur, sombres, brutes… Ce contraste intérieur/extérieur est plutôt bien réussit.

L’ambiance globale est assez inquiétante, c’est ce qu’on attend d’un film d’horreur. Encore un petit film de genre français réussi, qui assume ce qu’il est, sans trop en faire dans l’intellectualisme à deux sous…

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4 commentaires à “MUTANTS – David Morley (France, 2009)”


  1. 0 lantredejekyll 8 mar 2010 à 15:44

    C’est vrai que pour un film français le résultat n’est pas décevant ( même si le film n’est pas non plus exceptionnel, il faut l’avouer…). Le décor montagneux et enneigé rajoute à l’hostilité générale et comme tu le précises, on nous épargne un intellectualisme redondant qui devient quasiment systématique dans les films de genres français! J’ai une petite réserve quand au développement de l’histoire qui s’attarde de trop à mon goût sur la dégénérescence du héros… en effet malgré l’ambiance malsaine qui s’installe, le film tourne un peu à vide au bout d’un moment, et quand enfin de nouveaux personnages font leur apparition, l’action s’emballe sans plus de développement de ces protagonistes qui disparaissent bien vite, comme si on les avez mis là juste pour avoir quelques victimes ( quand même! ) pour la scène final!.. D’ailleurs, la fin m’a laissé un peu sur ma faim..ahah
    Pour finir, je suis pas trop adepte de la « shaky-cam » dans les scènes d’actions, mais bon, on fait avec… En tout cas, un film qui mérite d’être vu. ciao ( et merci pour ton comm’ au passage! )

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  2. 1 mitchul 8 mar 2010 à 23:35

    De rien Jekyll !
    Ce que tu dis sur le développement qui s’attarderait un peu trop sur la transformation du héros, bah c’est justement ça que j’ai bien aimé dans ce film : le ressort dramatique de cette situation.
    Morley a su jouer la carte du mélodrame intimiste dans une histoire de zombie, ça change de ce qu’on peut voir habituellement dans ce genre de film…

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  3. 2 lantredejekyll 9 mar 2010 à 0:39

    Je trouve juste un peu dommage que les nouveaux protagonistes qui apparaissent n’aient pas le temps d’être plus développé… En même temps, si ça avait été le cas, le film serait peut-être justement tombé dans les clichés sordides habituel, et le résultat bien moins intéressant!..

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  4. 3 mitchul 9 mar 2010 à 0:49

    Je le pense, même si c’est vrai qu’à la fin le rythme s’accélère alors que la première partie du film est plus lente… Ce contraste est bien assumé par le réalisateur !

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