LE CINEMA D’EPOUVANTE

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Suite du glossaire du Fantastique tiré de l’ouvrage de Pierre Tchernia : 80 Grands succes du Cinema Fantastique. Cette fois ci, il approfondit la question de l’Epouvante…

Horreur et Epouvante

Epouvante, terreur, et horreur sont des termes que l’on retrouve le plus fréquemment utilisés lorsqu’il s’agit d’indiquer au spectateur en puissance qu’est le lecteur de journaux (pavés publicitaires, classement par genres) ou le passant (affiches, frontons des cinémas) que le film qui se signale à son intention relève d’un genre bien particulier.

De tout les termes usités – abusivement, la plupart du temps et dans le but d’une surenchère évidente – épouvante semble être le vocable sous lequel on puisse ranger le plus grand nombre d’œuvres. N’oublions pas non plus le cortège des frayeurs, peur, effroi, angoisse, anxiété, inquiétude, appréhension, etc., toutes les demi-teintes de l’Epouvante.

Il est également évident que le coefficient personnel d’émotivité du spectateur, l’époque, le lieu, interviennent ici pour une large part dans son appréciation. Terreur (= frayeur extrême, cf. le dictionnaire) est plus faible qu’épouvante (= terreur vive et soudaine), mais horreur (= effroi causé par un spectacle affreux ou répugnant) est nettement trop fort et ne devrait, par conséquent, être employé qu’avec beaucoup de circonspection.

La fréquence avec laquelle le terme horreur est utilisé (un film d’horreur, le cinéma d’horreur) semble provenir de la traduction littérale – et abusive – de l’anglais horror (a horror picture, Horror movies). L’équivalent le plus juste d’horror dans notre langue serait plutôt celui de fantastique [cf. Carlos Clarens, in « Horror Movies » (1968) : « Je suis conscient de l'insuffisance de l'appellation Horror Films – ce terme implique inévitablement une notion de répulsion, de dégoût – mais il se trouve qu'il a été sanctionné par l'usage et que c'est le meilleur que l'on puisse trouver en anglais »]. Si bien que pour traduire, réellement cette fois, horreur en anglais, il faudrait utiliser, par exemple, des termes tels que gore (=sanglant, « a blood and gore picture ») qui surenchérit sur horror.

En résumé, on peut dire que « horror » est, pour les Anglo-Saxons, d’un emploi au moins aussi imprécis que « fantastique » pour les Francophones.

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