MUSEE HAUT, MUSEE BAS – Jean Michel Ribes (2008)

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On ne présente plus Jean Michel Ribes, acteur, auteur de pièces et de sketchs, réalisateur de films pour la télévision et le cinéma, directeur du théâtre du Rond-Point, créateur de Merci Bernard et Palace, comique, dramaturge, etc. Spécialiste des situations loufoques, du bon mot, de l’humour fin et légèrement surréaliste.

Adaptation de sa propre pièce, Musée haut, musée bas nous raconte la vie du musée Malraux, avec ses gardiens, ses visiteurs, ses techniciens, ses artistes… Véritable fourmilière, il ressemble plus à une grande surface ou un parc d’attraction qu’à un musée classique. Ce haut lieu de la Culture est géré par un conservateur qui n’a qu’une phobie (de taille) : que la Nature ne reprenne ses droits sur la Culture…

Ribes avait déjà abordé la thématique du musée d’Art dans sa précédente pièce, Théâtre sans animaux. Le sketch la Carpe nous racontait l’histoire d’un groupe de visiteurs qui se perdaient à la fois dans un musée et dans leurs pensés… Le thème Nature contre Culture y était déjà abordé, mais Ribes a poussé plus loin sa réflexion avec « Musée Haut » : la Nature (qui est un danger pour l’Homme) n’est belle (et acceptable) que lorsqu’elle est transcendée par la vision de l’Artiste (même dans l’Art contemporain) ! C’est Voltaire contre Rousseau !

Nous suivons donc les déambulations et les réflexions de plusieurs groupes de visiteurs, qui se perdent, se croisent, cherchent leur voiture ou Kandinsky, s’emmerdent, ne comprennent rien à ce qu’ils voient ou croient tout savoir… Les dialogues de Ribes sont comme toujours, à double sens. Il nous fait rire tout en nous faisant réfléchir. Maître du name-dropping, pas un grand Artiste ne manque à l’appel. Un vrai cours d’histoire de l’Art ! Et bien évidemment,  ces noms tombent toujours à propos ! Le casting impressionnant est composé d’acteurs de la Ribes’s team (Khorsand, Prévost, De La Personne, Annie Gregorio, Morel, Moreau…) et des potes (Blanc, Dussolier, Luchini, Jugnot, Pinon, Robin… Tous incarnent à merveille les mots de Ribes. 

Bien que se soit une adaptation, « Musée haut » n’est pas du théâtre filmé, mais un véritable film. Toujours en mouvement, la camera se ballade partout dans le musée (le hall d’entrée, les salles d’expo, la réserve, etc.), Ribes maitrise parfaitement le langage cinématographique. Il joue avec les plans d’ensemble, les gros plans, les champs, les contre-champs… Il y a même des effets spéciaux ! Surtout lors du final, véritable délire de film catastrophe.

Musée haut, musée bas est un film jubilatoire, qui excite nos cellules grises tout en stimulant nos zygomatiques ! Un très bon moment.

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