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Archives pour novembre 2008



MAXINQUAYE – Tricky (1995 Island)

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Encore un album difficilement classable ! Rock, Pop, Rap, Soul..? Trip hop assurément, tel qu’il était classé à l’époque. Ancien membre du collectif « Wild Bunch » et de Massive attack, Tricky sort son premier album (et le meilleur, selon moi) peu de temps après le 2ème de Massive, auquel il participe encore (Ah! Karmacoma…).

On retrouve donc des ambiances très « Protection » dans ce « Maxinquaye ». Mais on comprend aussi pourquoi Tricky s’est retrouvé en désaccord artistique avec ses anciens camarades, tant il est plus sombre (« hell is around the corner ») et rock (« black steel ») que ces derniers (avant leur somptueux Mezzanine). Album sans conscessions, au son incisif et corrosif (« strugglin’), mais aussi aux ambiances paisibles et langoureuses (« you don’t »… Sur ce disque, il est accompagné par Martina Topley Bird qui, grâce à sa voie douce et Soul, apporte un parfait contrepoint à celle grave et rugueuse de Tricky. Beau contraste.

JE SUIS UNE LEGENDE – F.Lawrence (2007)

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Mon avis sur ce film est plutôt mitigé. L’histoire est relativement fidèle à l’oeuvre de Matheson, Will Smith est assez convainquant dans ce rôle et les décors (Mannathan totalement vide et recouvert de végétation) sont superbes. Tout pour faire un bon film, à priori…

La première heure est vraiment très bien. On découvre au fur et à mesure la vie de ce survivant, avec des flash-back (procédé classique) nous expliquant comment la catastrophe est survenue. Cette première heure est « lente », répétitive. Ce qui nous permet de vraiment s’identifier au personnage. Ca m’a fait pensé au film « seul au monde » avec Tom Hanks, où comment, une personne se retrouvant seule, vat-elle faire pour ne pas sombrer dans la folie ? Vraiment bien vu.

Par contre, là où ça se gâte, c’est quand les mutants arrivent. Les effets spéciaux sont décevants. Tous les  »infectés » sont fait en image de synthèse et ça gache tout ! On se croirais dans le film « La Momie » ! C’est vraiment dommage car avec un peu de maquillage, on peut faire des zombies vraiment flippant (les exemples ne manquent pas). Alors que là, rien, aucun frissons en les voyant. A mon avis, il fallait justifier le budget. Mais on peut dire ici que trop de budget tue le film ! Je pense qu’avec moins de moyens et plus de système D, ça aurait pu donner un meilleur film de genre (voir 28 jours plus tard).

Alors que ça aurait du être LE film de genre post-épidémie-zombièsque (le livre de Matheson étant la matrice du genre, Romero le cite comme référence première à sa « Nuit des morts-vivants ») Francis Lawrence nous en fait un bloc-buster SF de plus, mieux que Résident Evil certes, mais moins bien que le dyptique 28 jours/28 semaines…
Mais au fait, Lawrence, c’est lui qui a fait Constantine ?.. D’accord, je comprend mieux !

MY WAY ! (Fanzine)

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Couverture de Chester

Quand on dresse un état des lieux des périodiques de bandes dessinées disponibles en kiosque, on peut constater que leur nombre est assez restreint. L’age d’or de la presse BD pour adultes est bel et bien révolu. Petit bilan rapide : au début des années 80, ont trouvait encore une bonne dizaine de mensuels officiels de BD « adultes » (autres que les Pif gadget, Tintin ou Spirou…), tels que Métal Hurlant, A suivre, l’Echo des savanes, Fluide Glacial, Circus, Charlie, Pilote

En comptant le retour de l’Echo des Savanes (mais la disparition de Cargo Zone, y aurait-il un lien de cause à effet ?) il ne reste actuellement que Fluide Glacial, aidé de son petit frère le Psikopat. Ferraille illustré est absent des kiosque depuis janvier 2006 et aucune nouveauté n’est sortie depuis (à part la reprise de Jade ou le Strip, qui sont vendus en librairie). Bien entendu, on trouve encore des mensuels tels que Bodoï, [DBD], Case mate, etc, mais ce sont des magazines d’informations et de critiques ne publiant que des extraits en avant première…

Alors, que nous reste t-il à nous, grands amateurs de ces mensuels qui nous propose des Bandes dessinées de qualité, créatives ou voire carrément d’avant-garde ? Quelles joies de découvrir de jeunes talents, qui pour la plupart deviendront des grands ? Larcenet ou Blutch ont commencé à Fluide, Tronhdeim et Menu dans PsiKopat, Sfar ou Satrapi dans Lapin, la première revue de l’Association… Comment feront les auteurs de demain s’ils n’ont plus la possibilité de publier leurs planches, de se faire connaître ?

En fait, il existe depuis toujours une alternative aux mensuels BD : les fanzines BD.
Par définition, le fanzine est un magazine fait par des fans du genre, quel qu’il soit (BD, cinéma, musique… ). Il existe tant de mordus de BD et ce, aux quatre coins de l’hexagone, qu’il est impossible de chiffrer le nombre exact de fanzine publiés dans l’année (du grand-amateur au semi-pro). Vouloir les recenser s’avèrerait une démarche pharaonique. Mais pas impossible, c’est ce que nous démontre la Fanzinothèque de Poitiers, qui n’est autre que la plus grande bibliothèque de fanzines du monde.

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Le choix est donc subjectif car la découverte d’un fanzine se fait au grés des hasards, des lieux et des rencontres…
Durant ma jeunesse (vers 1989), un amis m’a montré un fanzine que son frère et des potes avaient créé quelques années avant : BDétritus. Comme il en avait plusieurs exemplaire en stock, il m’a donné les 3 premiers numéros. On y trouve des rubriques d’actualité, des critiques d’albums, des interviews de dessinateurs normands tels que Jusseaume, Vatine et Cailleteau, mais aussi tout un dossier sur Druillet (lors de sa venue à Rouen) et bien entendu, des BD. Aucuns des dessinateurs n’ont fait carrière mais bon nombre d’entre eux avaient des qualités certaines. Je garde précieusement ces numéros que je relis avec plaisir.

Un fanzine bd peut exister en tirage unique. Il peut n’être connu que d’une dizaine de personne, famille comprise. D’ autres par contre peuvent connaître un succès d’estime régional, ou national, au point même de devenir un journal BD « officiel » (tel que Jade, par exemple). Certains fanzines peuvent avoir un seul numéro et d’autres fêter leurs 20 ans comme PLGPPUR (Plein La Gueule Pour Pas Un Rond). Des auteurs ou dessinateurs peuvent être découverts par des journaux « officiels », comme par exemple Fremion qui, avant d’intégrer l’équipe de Fluide, avait été repéré grâce à son fanzine Le Petit-Miquet qui n’a pas peur des gros !

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Pour la plupart d’entre eux, cette reconnaissance se fait surtout grâce au festivals de Bande Dessinées, qui offre une « vitrine » aux fanzineux de tout poils (dans quelles conditions ? Ceci est un autre sujet). On trouve aussi des fanzines dans de nombreuses librairies spécialisées, qui favorisent la diffusions de productions locales.

L’ année dernière, lors du festival BD de Darnetal (près de Rouen, 11ème édition) nous avons visité avec Vidocq, une exposition organisé par des indépendant et des fanzineux. On y trouvait des gars de Ferraille Illustré et d’autres moins connu (avec notament une superbe expo de dessin de Blexbolex). Au moment de repartir de l’expo, je vois vidocq acheter un fanzine, Playcat Magazine, fait par une bande de copains de Basse Normandie. Je le rejoint au stand, feuillette l’ouvrage et décide d’en acheter un également. Pour les mêmes raisons que lui d’ailleurs, car le fanzine est de qualité, bien fait, mais surtout, pour aider les auteurs à continuer. Il faut soutenir la création de ces auto-productions. Leur site : http://playcat.over-blog.com/

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En lisant ces fanzines, on découvre une proximité particulière avec l’auteur. Ce coté rare et artisanal, authentique et indépendant. On sait et on ressent, en le lisant, qu’il a été fait avec sincérité et les tripes ! Certains d’ailleurs revendiquent leur amateurisme. C’est par convictions qu’ils décident de s’auto produire afin de rester seuls maître à bord, libre de tout choix éditoriaux. Indépendant en somme.

C’est le cas de Chester, créateur du fanzine My Way. Je l’ai rencontré lors d’un concert des Portes-Manteaux, groupe rock alternatif des années 80 qui faisait un revival aux début des années 2000. Leur guitariste est en fait le frère du pote qui m’a emmené à ce concert sur Paris (au Rackham). On se retrouve donc « Backstage » après le concert, à boire des bières, je discute musique et bd avec un gars sympa, Chester. C’est alors qu’il me montre ses dessins et m’offre un exemplaire (n°3) de son fanzine « rock’ n’ BD » My Way (en hommage à Sid Vicous et non Sinatra !). De très bonne qualité (quadrichromie, papier glacé) je constate la présence de dessinateurs de Fluide : Mo/cdm, Relom, Larcenet, Solé et aussi Mattt Konture de l’Association. Le thème de ce numéro est « rude, rock n’ reggae ». Malgré la présence de ces « pro » de la bd, My Way reste un fanzine dans sa conception et sa diffusion (du producteur au consommateur, sans intermédiaires).

Chester garde volontairement cette indépendance. Ces potes de Fluide lui donne régulièrement un petit coup de pouce en faisant la promo de chaque nouveau numéro. 8 sont déjà sorti mais l’aventure My Way est maintenant terminée. Chester lance un nouveau zine, Speedball un comix anarcho-punk. Pour se procurer ses productions, il faut les commander sur son site, directement par Mail : http://chester.b.free.fr/.

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Couverture (n°2) de Mattt Konture

GOGO CLUB – Ruppert & Mulot (2007 l’Association Mimolette)

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D’une manière générale, la bande dessinée de Ruppert & Mulot a, plastiquement parlant, plus à voir avec la photographie qu’avec la peinture. Leurs histoires sont structurés en une succession de cases, d’instantanés, qui créent un effet visuel cinématographique. Ils utilisent la décomposition des mouvements et jouent avec les ellipses (tout ce qui peut se passer entre un plan et un autre) pour nous raconter des histoires plutôt… originales.


Dans ce Gogo Club, Ruppert et Mulot ont, dans une première partie, opéré un casting parmi le public d’une dédicace. Cette première partie qui joue avec l’idée d’autobiographie (en retranscrivant mot pour mot le dialogue entre les auteurs et le dédicacé) engendre une seconde partie de fiction, où les personnes retenues dans le casting jouent des rôles dans un vaudeville glauque et cruel. Entre expérimentation OuBaPienne et performance ‘live’, Ruppert et Mulot inventent un langage, mais aussi une tactique : la bande dessinée comme sport de combat. (source)

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