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Archives pour novembre 2008



Little Nemo au pays de Winsor McCAY – CNBDI (1990 éditions Milan)

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Thierry Groensteen et ses collaborateurs du CNBDI, nous dressent un état des lieux complet de l’œuvre picturale et cinématographique de Winsor McCay (1867-1934)… Sa biographie, son parcours professionnel et bien entendu son œuvre phare, Little Nemo.

Virtuose du dessin, McCay maîtrise toutes les potentialités, tout le vocabulaire de la Bande Dessinée. Il a su exploiter (et même créer pour certaines) les spécificités du médium, surtout dans son rapport au temps, bien différent du langage cinématographique. Le strip (ou la planche) offre au lecteur une séquence entière, qui autorise la lecture rétroactive et l’anticipation, le passé, le présent, le futur… On peut donc lire et relire chaque instant (chaque case) de l’histoire jusqu’à satiété. Cette particularité « temporale » convient à merveille à l’univers des rêves de Nemo, Slumberland.

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Il n’est malgré tout pas étonnant que McCay se soit, au fil de du temps, investi dans le 7ème Art et l’Animation. Ce qui parrait logique quand on observe l’attention particulière qu’il porte à la représentation du mouvement, aux plongés et contre-plongés, au changement de focale, du gros plan au plan d’ensemble…

Ce chef d’œuvre est d’une mobilité remarquable, qui explique en partie son éternelle modernité. Ce monde onirique permet à McCay tous les délires visuels et toutes les facéties narratives possibles et inimaginables. Le fond et la forme deviennent indissociables…
Little Nemo est une œuvre magique, belle, complète, précurseur, dynamique, unique. Et quelles couleurs ! Admirable !

A voir absolument : Winsor McCay en pleine maîtrise de son art, sur bdzoom

 

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Pourquoi j’ai tué Pierre – Alfred/Olivier Ka (2006 Delcourt)

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Bon, une fois n’est pas coutume, le texte qui suit n’est pas de moi, mais de mon ami Vidocq (tiré du secteur7). Superbe texte – pour une superbe bande dessinée – auquel il n’y a rien à rajouter… Merci mon ami !

Pourquoi j’ai tué Pierre, au même titre que L’ascension du haut mal de David . B et les pilules bleues de Frederic Peeters, est un récit qui touche aux failles de l’existence, en l’occurrence le traumatisme d’un acte pédophile sur le scénariste, à l’âge de 12 ans qui décide, après un long cheminement – qui est l’objet de ce livre – d’ exorcicer ses démons et faire son deuil. Pour cela, il lui faut  » tuer Pierre  » comme on tue le père : pour se libérer, parce qu’il n’a plus le choix. Il lui faut donc raconter.

Or, comment raconter  » ça  » ? Comment rester pudique ? Comment rester juste ? A ces doutes Alfred et Olivier Ka répondent de la plus belle manière, en signant une œuvre très originale et profondément humaine. Comme souvent, c’est la combinaison jubilatoire d’un dessin touchant et créatif – avec de jolies couleurs de Henri Meunier – et d’un scénario sensible et inventif, qui contribuent à faire de cette œuvre une BD majeure, du genre dont on se souvient longtemps après la lecture.

Le dessin, d’abord, qui utilise maints procédés en fonction des situations vécues, de leur intensité dramatique. Le récit est joliment mis en image par un trait qui épouse la vision de l’enfance, un peu simpliste, jamais simplet. L’usage de photos, travaillées ou non, en fin de récit, contribue à accentuer l’effet de réel et fait émerger une vérité plus crue, moins distanciée.

Le scénario – merveille de construction, entre introspection, récit dialogué, silence – se décline en trois temps : L’avant , celui de la découverte du corps – du sien, de l’autre – de la culpabilité,du bien être, de la nature, des amis, des questions : l’enfance quoi, entre sombre nuage et légèreté. Puis  » l’évenement  », au cœur du récit, un moment raconté de manière extrêment sensible ,un sommet dramatique, puis l’après : le rejeu de la mémoire que l’on avait tapie dans l’ombre, le besoin d’en parler, le malaise de vivre avec ça, jusqu’à la chute, bouleversante.

Pourquoi j’ai tué Pierre a reçu le prix du public à Angoulème cette année : Il est mille fois mérités ! Ce beau livre fait désormais parti de ma bibliothèque et j’en suis pas peu fier !
Bonne lecture !!

HOW WE OPERATE – Gomez (2006 Hut records)

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Ce dernier album en date de Gomez est plutôt un bon cru ! On y retrouve leur son et leur univers chaleureux, même si ce n’est plus aussi « original » que sur leurs premiers albums (ce qui est normal).

Ils savent toujours composer et interpréter de superbes chansons. C’est ça la force de Gomez, ne jamais chercher à être à la mode, simplement faire ce qui leur semble (et moi aussi) de la bonne musique. Avec le temps, ils gagnent en maturité et arrivent encore une fois à nous proposer de belles ambiances et mélodies pop. Chapeau les gars !

J’attend la suite avec impatience ! Deux ans sans rien sortir, ce n’est pas dans leurs habitudes…

http://www.gomeztheband.com/

Les fabuleux Freak Brothers – Gilbert Shelton (Tête Rock Underground)

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Héros emblématiques de la culture underground, les Trois Freaks Brothers (Freewheelin’ Franklin, Phineas T. Freakears, Fat Freddy Freekowtski et son chat) ne pensent qu’à une chose, s’éclater ! Et tout les moyens sont bons pour y parvenir : la dope et l’alcool bien sur, les frangines, la fête, prendre la route… Tout l’arsenal de la contre-culture ! Anti-militaristes, anti-flics, anti-travail, paranos, flippés, constamment en quête de dopes… De parfaits beatniks !

Comme le dit Shelton : les Freaks Brothers ? Un peu des Marx, un peu des trois Stooges… Et quelques canettes !

Shelton fait parti intégrante de cette contre-culture qu’il nous décrit, avec un humour un peu crétin, loufoque mais jamais cynique, en plus d’un sens de la chute remarquable. Une référence dans la bd d’humour ! 

Il n’y a pas à proprement parler de style underground. En effet, il y a un monde de différence entre les chroniques sociales d’un Crumb et des délires SF d’un Corben, entre les récits autobio d’un Spiegelman et l’érotisme d’un Vaughn Bodé… Ce qui les unit, c’est le fait de ne pas appartenir à la culture officielle ! Ils sont underground car ils sont diffusés de manière alternative, en marge du système, essentiellement dans des fanzines…

Cette indépendance par rapport au monde de l’édition leur permet une liberté totale. Ils peuvent aborder tous les thèmes sans tabous et essaient, à leur manière, de faire évoluer les mœurs de cette société paternaliste des années soixante.

Bien que Shelton les ait créé au début des années soixante-dix, les aventures des Freak brothers ne prennent pas une ride ! C’est dire si rien n’a changé vraiment depuis cette époque…

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DEPECHE MODE – Bercy 2006

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Que dire de ce concert de Depeche du mercredi 22 fevrier… C’est la 5eme fois que je les vois (depuis 1990), à chaque fois pour leur nouvelle tournée et c’est la première fois que je suis déçu… Bon, d’une part, je n’aime pas leur dernier album donc, à part les deux premiers morceaux du concert (« a pain that I’m used to »,   »john the revelator ») et « the sinner in me », je me suis emmerdé sur les autres de album.

Le concert démarre bien. Le son n’est pas trop mal quoiqu’un peu trop suraigu. Dave Gahan commence doucement et se lache sur « a question of time ». A ce moment les frissons arrivent et je retrouve la magie et l’euphorie de leurs concerts. Malheureusement ma joie sera de courte durée car à partir de « suffer well » jusqu’à « the sinner in me », il s’est passé… rien ! J’ai jamais vu ça jusqu’alors mais dans les gradins, tout le monde s’est rassis. Hallucinant !  Il ne se passait rien ! A part « Home » les morceaux étaient d’une platitude incroyable (la palme revient à « I want it all »).

Bon heureusement Dave revient en force avec « I feel you ». Le concert retrouve de la force et des moments de grâce (avec les morceaux de violator) mais comme on se le disais avec bruce, la passion n’était plus là. Ils sont venu pointer, on fait leur job (une heure et demi + 20 minutes de rappel), nous ont dit au revoir et à demain ! Je suis surtout déçu par Dave qui dans l’ensemble n’a pas super bien chanté (rien à voir avec la tournée « exciter » ou sa tournée en solo. A certains moments, j’avais l’impression qu’il assistait à un concert de Depeche mode, mais qu’il n’y participait pas. Bref, qu’il s’y emmerdait! Et moi avec pour le coup.

Le choix des chansons du rappel me laisse perplexe : « just can’t get enough » et « everything counts »…Il me semblait qu’après la tournée 101, ils avaient déclarer ne plus rejouer ces morceaux… M’enfin, j’était presque content de les entendre par rapport à d’autres du dernier album.

La qualité du son n’était pas constante (Martin a fait quelque pain à la gratte) et je n’ai eu ce que j’espérais (passion, euphorie, frissons…) qu’avec les anciens morceaux (belle surprise avec « goodnight lovers », même si Dave n’avait plus de voix) et puis ce passage à vide au milieu ! Fort heureusement l’aspect visuel du concert était génial, ce qui sauve l’ensemble.

Cela dit, j’y suis aller avec l’ami Vidocq qui ne les avait jamais vu et il n’a pas du tout regretté d’être venu ! C’est donc une déception de Fan… En espérant que leur prochain album soit bien meilleur…

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