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Archives pour octobre 2008



TIDELAND – Terry Gilliam (2006)

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Je comprend pourquoi ce film n’est sorti que confidentiellement, que Gilliam ait eu du mal à trouver l’argent pour le produire tant il est politiquement incorrect, subversif et sans concessions.

Esthétiquement parlant, c’est du grand Gilliam : la photographie (cadrage, plans…) est superbe, les décors naturels sublimes, l’éclairage et les couleurs apportent une touche surréaliste qui convient parfaitement à l’histoire.
Les personnages sont impeccables et les acteurs formidables ! Jodelle Ferland et Jeff Bridge servent parfaitement une histoire… comment dire… surprenante ? trash ? belle ? insupportable ?
Comme il est indiqué sur le dvd : « A mi-chemin entre Psychose et Alice au Pays des Merveilles, le réalisateur culte Terry Gilliam nous surprend une fois de plus et laisse libre cours à sa créativité. Tideland est un film magique et visionnaire qui ne laissera personne indifférent ».

L’histoire : « A la mort de sa mère, la petite Jeliza-Rose part s’installer dans une vielle ferme avec son père, Noah, un rocker héroïnomane qui a connu des jours meilleurs. Afin d’echapper à la solitude de sa nouvelle maison, Jeliza-Rose s’évade dans un monde imaginaire où elle va faire de singulières rencontres ».

C’est clair, il faut être dans un bon état d’esprit pour visionner ce film. Car si l’héroïne en arrive à voir les choses comme dans un conte de fée, c’est pour pouvoir continuer à avancer, tant sa vie est devenu un véritable cauchemar (thématique que l’on retrouve aussi dans le sublime « Labyrinthe de Pan »). Tideland nous raconte en fait la descente aux enfers de cette gamine, comment elle perd le sens de la réalité. Sans Pathos, ni jugements de Valeurs, Gilliam nous décrit comment Jeliza-Rose sombre dans la folie.

On ressort de ce film bouleversé. C’est ce que j’attend du Cinéma et je suis heureux de constater que Terry Gilliam reste un réalisateur qui ose encore prendre des risques et ne brosse pas son public dans le sens du poil (et du politiquement correct).

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Le Labyrinthe de Pan – Guillermo Del Toro (2006)

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Etant fan de Guillermo del Toro (aussi bien ses gros films genre « Blade2″ ou « Hellboy », que ces films plus intimistes tels que « Cronos », « l’Echine du Diable »…), je partais conquis d’avance. Mais objectivement, c’est un film remarquable en tous points !

On retrouve dans cet « Alice au pays des merveilles » latin, l’esthétique propre à del Toro : dans le traitement des couleurs (ocres, verts…) des vieilles pierres, de la faune… Dans la beauté de ses créatures (la scène où le monstre mange les fées évoque le tableau de Goya « Saturne dévorant son fils »).

Ses thémes de prédilections y sont également présents (les monstres, les insectes, le rapport au temps, l’innocence face à la barbarie…) La réalisation est magistrale (sur beaucoup de plan, del Toro joue avec nous, nous prend à témoin ou nous épargne), les acteurs sont tous excellents (Sergi Lopez est monstrueux) et servent parfaitement une histoire simple, mais très forte.
Del Toro est un cinéaste qui fait appel beaucoup plus à nos sensations qu’a notre intellect.

Je m’attendais à un film fantastique sur fond historique (comme pour « l’Echine du Diable ») mais c’est en fait l’inverse. C’est avant tout une histoire ancrée dans la réalité historique. L’univers du labyrinthe permet à l’héroine de fuir cette réalité… La dimention fantastique de cette histoire devient de plus en plus rassurante. Ce qui fait peur dans ce film, ce ne sont pas les monstres, mais bien les Hommes.

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L’EPROUVETTE (revue) – l’Association

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Formidable revue de « l’Association » (leur site est actuellement en cours de conception), l’Eprouvette est disponible non pas en kiosque, mais en librairie spécialisée. C’est autant une revue de bande dessinées qu’une revue traitant de la Bande Dessinée. Les auteurs se proposent de réfléchir aussi bien sur le fond que sur la forme du 9ème Art. C’est assez poussé, il y a quelques articles très pointu sur la question de l’Avant-garde, mais tout cela demeure très intéressant et instructif. Comme quoi, la Bande Dessinée n’est pas qu’un moyen de détente, c’est aussi une matière à réfléchir, à philosopher…

Le numéro 1 comporte notamment des rubriques intitulées « Critique de la dédicace » ou « bandes dessinées et avant-garde », le numéro 2 propose quant à lui des réflexions sur « l’érosion progressive des frontières » de la BD ou encore sur le plagiat. On trouve au sommaire du 3ème numéro un dossier complet sur le détournement de bande dessinée par les Situationnistes, ainsi qu’un superbe texte de Bruno Lecigne à propos de la confusion des langages dans le domaine de la critique…

Ce 3ème numéro (de 576 pages !!!) est en fait le dernier. Voici un extrait de l’édito dans lequel J.C. Menu nous explique les raisons de l’arrêt de l’aventure Eprouvette  :

« Janvier 2006 – Janvier 2007
Un an d’existence, trois numéros, 1284 pages.
L’ Eprouvette était un geste.
Un virage pris à mille à l’heure.
Pas une digue tranquille. Ni une « pérennité »de plus.
Avoir osé s’autoproclamer d’Avant-Garde en 2006 valait bien un sabordage rapide, net et sans regrets. [...]
Bien sûr que L’ Eprouvette aurait pu durer dix ans et vingt numéro.
C’est le suicide de cette perspective qui donne tout son sens à l’ Aventure de cette trilogie, concentré de principes actifs et paradoxaux, qui avec le temps viendra nous susurrer des évidences sur des questions que nous ne soupçonnons pas encore.
Etre triste ou amer n’est donc pas de mise.
Quand à ceux qui se réjouiraient, qu’ils se méfient…
Nous lâchons-là un fameux fantôme. »

C’est dommage qu’une revue de cette qualité décide de ne plus continuer.
Mais, même si l’Eprouvette s’arrête là, il me reste encore beaucoup de pages à lire et relire, beaucoup de pistes de réflexions à découvrir… Tant le contenu de cette revue est riche et intense…

Diaporama du n°1

KID A – Radiohead (2000 chez Parlophone)

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Déterminer quel est le meilleur album de Radiohead est quasiment impossible, tant leur discographie est remarquable de constance. Il suffit d’écouter leur dernier « In Rainbows » pour s’en convaincre une nouvelle fois. Leur musique est à la fois cérébrale et vicérale, intellectuelle et charnelle…

C’est donc plutôt par affection que par raison que je choisi « Kid A », pour l’étonnement et l’émerveillement qu’il m’a procuré à la première écoute (et encore maintenant). Quelle claque !

Ils auraient pu continuer dans la voie qu’ils avaient tracé, c’est à dire une pop-rock flirtant sur le progressif à la Pink Floyd. Au lieu de ça, ils sont partis vers l’expérimentation électronique (influencé par les travaux d’Aphex Twin et le label Warp) ou le Free-Jazz. Ce qui en a agacé plus d’un, c’est leur coté arty-intello, le fait qu’ils aient à tout pris chercher à dérouter leurs auditeurs. Je le conçois, mais en réécoutant cette album, je me dis qu’il n’y a rien de gratuit. Tous les effets, les bidouillages sont au service des chansons. Et quelles chansons ! Cet album nous prouve que Thom Yorke demeure un des meilleurs song-writer de sa génération, voire le meilleur…

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MALI MUSIC – Damon Albarn (2002 chez Honest Jons Records / EMI)

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je conseille vivement de vous procurer ce superbe album de Damon Albarn qui nous démontre la richesse et le talent du bonhomme. Alors que la plupart des artistes rock restent dans la lignée de ce qu’ils savent faire (les frères Gallagher, par exemple), Damon lui ose prendre des risques et se forge une carrière pour le moins éclectique. Il sait prendre des chemins détournés (vers la musique africaine, le rap ou la musique de film) afin d’enrichir ses chansons, ses compositions, son univers… Il est d’ailleurs intéressant d’écouter le dernier Blur (think tank), le dernier Gorillaz (demon days), son projet « the good, the bad and the queen » -avec, excusez du peu, Paul Simonon (bassiste de The Clash), Tony Allen (La batterie chez Fela Kuti c’est lui) et le guitariste de TheVerve, Simon Tong !- et ce Mali Music en mode aléatoire et d’essayer de retrouver de quel album vient les morceaux. On se rend compte qu’il y a une unité certaine (la voix bien sur, la guitare, le piano aussi) bien que les sons et la production soient différents. Damon Albarn est actuellement un des Artistes les plus singulier et les plus passionnant de la musique « populaire ».

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