Dix questions pour une bibliothèque #2 : Nantua

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Bien heureux de pouvoir continuer cette rubrique avec l’ami Nantua. Professeur d’Histoire-géographie mais surtout dessinateur amateur de grand talent. Ce cher Nantua nous démontre (dans son Carnet à dessins) que l’Art du dessin est un travail de tous les instants, qui nécessite beaucoup de rigueur et une bonne dose de lâcher prise tout de même. Ce dont il ne manque pas !

Amoureux des beaux livres et conservateur devant l’éternel, il ne pouvait échapper à ce questionnaire, qu’il illustre lui-même. Merci mon ami ! (Ce cher Nantua prolonge la thématique…)

1) Quelle place prend ta bibliothèque chez toi ?

Une place importante, dans tous les sens du terme de mon « chez moi »  : mon appartement et ma vie, tout simplement. J’adore les bouquins. Les miens, ceux des autres … quand je suis dans un appart étranger ou ami  je peux pas m’empêcher de feuilleter, c’est maladif. Les livres sont des aimants. Ma bibli prend  de la place. A force d’accumuler j’ai résolu de me débarrasser de quelques vieilleries, non sans mal.

2) Quelle est sa configuration (en un seul bloc, en plusieurs parties, dans différentes pièces…) ?

Dans les deux pièces de vie que j’ai. Dans le salon elle occupe 2 bibliothèques et 3 étagères, dans ma chambre une bibliothèque.

3) Possèdes-tu un classement particulier (si oui lequel) ? En changes-tu souvent ?

J’ai des classements très généraux qui, globalement, reflètent mes goûts à certaines périodes de ma vie : là l’époque Dupuis avec l’intégral Buck Danny en broché, les tuniques bleues, les sammy et quelques autres. Je ne les relis plus guère.  Là, les « classiques » ( Tintin, Black et Mortimer … ), là mon « best of » personnel ( Moebius, Blain, Larcenet, Crumb, Tardi … ) . Ailleurs par format, ( en général les romans graphiques) . Enfin, s’agissant des romans et des livres d’Histoire c’est un peu plus bordélique , même si j’ai réservé un rayon pour les romans scandinaves ; Il y aussi un pan réservé aux auteurs que j’affectionne: Jack London, Cortazar, Léo Perutz, Calaferte … il y en a tant !   Les livres que je préfère trônent en général dans mon salon. Je ne change pas souvent de classement, mais il m’arrive de faire des modifications à la marge.

4) Que contient-elle essentiellement ? Littérature, Art, Histoire, science, fiction, science-fiction, fantastique, auto, biographique, bande dessinée, essai, roman..?

De tout, mais pas toujours en force … A force d’en accumuler, je pense que c’est les bd qui constituent la base solide de ma bibliothèque, en second lieu viennent les livres d’Histoire mais j’ai quand même beaucoup de romans (notamment scandinaves ), un peu de SF, de policiers (Mankell  incontournable) et quelques essais. Ces derniers ne font pas véritablement l’objet d’un classement, je les pose ça et là.

5) Quelle est la proportion entre livres avec images et sans images ?

Compte tenu de ce que j’ai dis avant je dirais du 60 % images, peut être plus, d’autant qu’il n’est pas seulement question de bd mais de carnet de croquis, livres d’art…

6) Tes ouvrages sont-ils plutôt rangés à l’horizontale ou la verticale ?

A la verticale la plupart, mais j’en glisse beaucoup dans les interstices à l’horizontale, peut être que je pourrai faire autrement mais j’aime bien aussi le côté bordélique assumé.

7) Et tes nouvelles acquisitions ? Les ranges-tu à part ou trouvent-elles de suite leur place définitive ? Avant ou après leur lecture ?

Je les mets de côté dans un 1er temps, dans le petit meuble près de mon canapé ( c’est précis !), ça me permet de les avoir sous la main pour les feuilleter un peu. J’aime bien ces rites qui font qu’on tourne autour avant d’y aller franco. C’est des préliminaires quoi !

8) Es-tu globalement satisfait de ta bibliothèque ?

En terme de qualité des livres oui, moins d’un point de vue très concret. J’aimerais résoudre le problème de place en achetant ou montant un meuble qui prendrait un pan entier, du mur jusqu’au plafond. « Ça va se faire » comme dirait un certain…

9) Qu’y manquerait-il ?

Certainement quelques classiques, en roman comme en bd. En outre j’aimerais bien m’intéresser un peu plus à l’économie ( on nous serine tellement de bêtises que je voudrais m’armer intellectuellement ). Enfin l’actualité bd est tellement foisonnante et mes désirs sans fin qu’on ne peut que ressentir du manque.

10) Comment la vois-tu évoluer ?

Grandir … elle n’a pas d’autres choix : c’est la vocation d’une bibliothèque !

[Entretien réalisé par courrier électronique le 18 avril 2014]

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Auto-biblio…

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Ent’revues

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L’aurions nous enfin ce magazine de critique de bande dessinée tant attendu, qui rend pleinement compte de la richesse et la créativité du neuvième art, de sa production et de ceux qui la font ? Il semblerait en effet. Ka Boom est une revue trimestrielle qui prend le temps d’analyser, de rencontrer, de comprendre, sans céder aux sirènes de l’actualité immédiate (voire l’interview de Joe Matt qui n’a rien produit depuis plus de dix ans). Et sans pour autant se déconnecter du milieu, comme en attestent les dossiers concernant le festival d’Angoulême ou les dernières nouveautés éditoriales (en avant-première pour certaines). Du « mainstream » (Schtroumpfs, Asterix, Spirou), aux « indépendants » (Daniel Clowes, Blutch, Sfar & Trondheim, Ruppert & Mulot…), des anciens (Gus Bofa, Herriman, Don Rosa, René Follet) aux incontournables (Tardi, Corben, Jaime Hernandez, Willem, Floc’h, Gipi…), sans oublier les petits nouveaux (Nadja, Joff Winterhart), la rédaction évite tout clivage et guéguerres de chapelles.

Le choix des artistes et des œuvres présentées me convient tout à fait. Proposer des dossiers qui ont l’intelligence d’éviter les traditionnels écueils de l’hagiographie (bio-biblio), en abordant l’Œuvre d’un auteur sous un angle original (l’influence de Moebius sur les auteurs japonais, l’influence de Gus Bofa sur les dessinateurs contemporains…). Susciter des rencontres entre artistes (interviews de Dan Clowes par Pirus et Mezzo, Peter Belgvad par JC Menu, Joff Winterhart par Mine Antico, Willem par Morvandiau…), établir des liens inattendus (les schtroumpfs et le dadaïsme), créer des ponts entre les continents et les époques, tels sont les ambitions réussies de Ka Boom.

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Troisième numéro pour le bimensuel Aaarg, qui garde le cap et semble avoir trouvé son rythme de croisière (et ses lecteurs). C’est une bonne chose, car cette revue possède de grandes qualités, tant formelles que de contenus. Son format d’abord, très grand, épais et coloré, associé à une qualité d’impression impeccable, m’évoque le regretté Ferraille Illustré. Une revue hors norme qui « ne rentrera jamais dans ma petite bibliothèque toute moite » (comme indiqué au dos du Ferraille n°27). Son contenu est riche et généreux (188 pages plus des posters), à l’image des collaborateurs du rédac’chef Pierrick Starsky. Petit name-dropping qui en dit long : Anthony Pastor,Tanxxx, Fabcaro, Terreur Graphique, Pixel Vengeur, Salch, Pochep, Bouzard, Sourdrille, B-gnet, Rifo, Caritte, Reuzé, Jürg…

La comparaison avec Ferraille ne s’arrête pas là. L’humour varié (potache, satirique, second degré, con, etc.) et la diversité graphique sont au rendez-vous. Son contenu alterne entre courtes planches de gag en strips (avec entre autres le Grotext d’Olivier texier, Paf et Hencule de Goupil Acnéique…) et longs récits d’une vingtaine de pages (Pastor dans le n°1, Caritte, Rifo et Starsky dans le n°3). Le tout entrecoupé de dossiers complets et bien ficelés qui parfois, en particulier « les chroniques de la bouche bée », flirtent avec l’esprit « Echo des Savanes », photos racoleuses en moins. Sans oublier des zooms sur des artistes-illustrateurs : Laurent Durieux, Il Gatto, Riff Reb’s ou Julien Loïs. Bien qu’étant une revue de dessins et d’illustrations, Aaarg n’a pas peur des mots. On peut trouver des pages entières de nouvelles inédites sans une seule illustration. Ce qui contribue à la diversité de l’ensemble. Une revue à suivre…

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Alimentation générale, de la jeune maison d’édition indépendante nantaise Vide Cocagne, est née de l’initiative de l’excellent Terreur Graphique (ce qui s’annonce bon !). Une sorte de fanzine de luxe sorti de manière plutôt confidentielle en juin 2011, qui en est actuellement à cinq numéros. Une revue placée sous le joug de l’ « umour et bandessinée ». Pas étonnant dans ce cas de retrouver cette constellation d’auteurs qui gravitent autour des planètes Fluide, Psikopat, Jade, Aaarg ou feu-Ferraille, coutumiers de ce genre de production (Guerse, James & Boris Mirror, Fabrice Erre, Gilles Rochier, Pixel Vengeur ou Pochep). Merci à l’ami Nantua de m’avoir offert ce premier numéro, exclusivement composé d’histoires courtes dessinées, certaines reliées autour du thème de la bouffe (d’où le titre), sans aucun rédactionnel. Ça se lit vite mais c’est bien foutu. J’ai hâte de me procurer les autres numéros…

Dix questions pour une bibliothèque #1 : Maël Rannou

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L’idée d’établir des interviews me trotte dans la tête depuis longtemps. Je me lance enfin. Partant du principe que chaque bibliothèque est unique, celle-ci ne peut que refléter la personnalité de son propriétaire. Une manière comme une autre de faire connaissance avec une personne, en la questionnant sur les rapports qu’elle entretien avec sa bibliothèque. Et par extension, sur ses goûts en matière d’art et de littérature, si elle est conservatrice ou détachée de l’objet livre…

Je soumettrai donc ces dix questions à des artistes, auteurs, blogueurs, amis avec lesquels je partage cette passion pour l’objet livresque. La seule consigne est de répondre le plus spontanément possible (chacun décidant de prendre les questions au sens propre ou figuré), sachant que certaines réponses mériteront d’être commentées. Et surtout, en profiter pour parler des œuvres qui leur semblent incontournables à toute bonne bibliothèque qui se respecte.

Et quoi de mieux que de commencer cette nouvelle rubrique avec le camarade Maël Rannou (dont je vous ai parlé le mois dernier), passionné de livres devant l’éternel et, de surcroît, bibliothécaire de métier. Merci encore pour ta sincère participation !

1) Quelle place prend ta bibliothèque chez toi ?

Elle est énorme, d’ailleurs elle se disloque entre mon appartement actuel, mon ancien appartement où vit toujours ma compagne et la maison de mes parents, ou elle remplie ma chambre et la chambre d’amis !

2) Quelle est sa configuration (en un seul bloc, en plusieurs parties, dans différentes pièces…) ?

Ha, j’ai déjà commencé à répondre précédemment : en plusieurs partie, dans différentes pièces et dans différents lieux ! Et encore je n’ai pas parlé de la bibliothèque dont je suis responsable (puisque je suis bibliothécaire de métier).

Pour rajouter une info disons qu’en plus d’être sur les étagères il y a perpétuellement plusieurs dizaines de bandes dessinées à trainer un peu partout (en attente de lecture, en attente de rangement, etc.).

3) Possèdes-tu un classement particulier (si oui lequel) ? En changes-tu souvent ?

J’ai classé ma bibliothèque il y a un an ou deux et n’y touche plus. Globalement l’idée est simple : un classement alphabétique de dessinateur. Après j’ai adapté à quelques contraintes : les séries changeant d’auteur (elles sont classées au nom du premier dessinateur), l’espace (pour des contraintes d’espace gâché j’ai divisé ma chambre en trois sections de formats : une étagère de grand format, les formats classiques puis des petites étagères de formats poches), des exceptions (ainsi, si je suis amateur d’un scénariste en particulier je regroupe tout à son nom, c’est le cas de Moore par ex qui me semble plus connu que ses dessinateurs), et le classement des revues et fanzines, posées à part.

J’ai aussi un étrange classement « qualitatif » : chez ma compagne on trouve un peu plus d’une centaines de Bds que je trouve essentielles, je les avais sélectionné et emmené avec moi pour pouvoir toujours les lire (résultat elles sont loin de moi!), chez mes parents ma chambre est emplis de tout ce qui est alternatif, adulte, etc. Alors que la chambre d’ami contient tout ce qui est classique franco-belge et BD tout public/pour enfant (ce n’est pas aussi binaire et certainement pas un jugement de valeurs, certains de mes albums favoris étant là bas, ceux de Franquin, Tillieux, Will et Goscinny en tête) et dans mon appartement on trouve les dernières Bds que j’ai acheté, une bonne centaine aussi, mais là « en attente » d’être classé ailleurs.

Je tiens à préciser que ce classement est fonctionnel parce que je m’y retrouve mais que je ne le professerai pas, chacun fais comme il se retrouve pour chez soi. Ce qui est certain c’est que je le trouverai inadapté pour une bibliothèque recevant du public, un sujet pour lequel je renvoie à mon mémoire de licence : « La bande dessinée en bibliothèque municipale : présenter, classifier et valoriser un fonds » ( http://neuviemeart.citebd.org/spip.php?page=memoire&id_memoire=27 )

4) Que contient-elle essentiellement ? Littérature, Art, Histoire, science, fiction, science-fiction, fantastique, auto, biographique, bande dessinée, essai, roman..?

Il s’agit en grande majorité de bandes dessinées mais aussi de « livres de mots » (je déteste évidemment la distinction bande dessinée/livres). Pas mal de romans tout de même, même si en ce moment, hors bande dessinée, je lis surtout des essais.

De manière générale on y distingue un goût évident pour les choses un peu « en marge », que ce soit dans la bande dessinée (fanzines, petits tirages, choses obscures des 70′, beaucoup d’éditeurs alternatifs actuels, etc.) ou dans le reste. Par exemple j’ai un rayon de poésie québécoise (avec l’incroyable et inconnu ici Denis Vanier), pas mal d’essais politiques (mais pas des machins témoignages écrit par les nègres d’un ministre je vous rassure), des livres de chez Pauvert, des bouquins d’argot, etc. Après je ne crache évidemment pas chez de grands inspirateurs comme Gide, ou sur la littérature anglo-saxonne du début XXe qui occupe une place forte en mon cœur (Lewis Carroll, L. Frank Baum et James Barrie en tête).

Sur les livres d’Art c’est surtout de l’expressionnisme, dans les essais les livres d’histoire, de philo et de littérature sont avant tout des reliquats de ma prépa littéraire, mais j’y réinsère de l’histoire politique régulièrement, et un certain nombre de penseur de l’anarchie en ce moment.

5) Quelle est la proportion entre livres avec images et sans images ?

A minima du 80% pour les livres avec images, mais pas juste de la bande dessinée (livres pour enfants, livres illustrés, livres d’art)… Et pourtant je ne manque pas de livres de mots, mais la proéminence de la bande dessinée est incontestable et incontestée !

6) Tes ouvrages sont-ils plutôt rangés à l’horizontale ou la verticale ?

Horizontale, arrivée en bas de l’étagère on remonte en haut de la suivante. Certains très grands formats (principalement des 30×40 de Futuropolis mais pas que) sont à plat en haut d’une étagère. [ - C'est marrant de voir qu'on a pas interprété de la même façon le rangement horizontal ou vertical. L'ensemble est en effet rangé à l'horizontale (de gauche à droite, comme tout bon occidental :) mais je parlais plutôt des livres qui eux sont chacun rangés à la verticale...  - Ha oui, à l'horizontale comme ça oui... En fait les piles en bas de mon lit et mes zines sont en vertical en ce cas ! Mais je voyais en lignes d'étagères moi ^^]

7) Et tes nouvelles acquisitions ? Les ranges-tu à part ou trouvent-elles de suite leur place définitive ? Avant ou après leur lecture ?

Je ne range rien avant que ce soit lu. A l’achat mes livres sont posés à côté de mon lit, ils entrent ensuite plus où moins rapidement dans les étagères, généralement chez mes parents après être passés par le « purgatoire » de mon appartement.

8) Es-tu globalement satisfait de ta bibliothèque ?

Oui, mais moi qui n’ai aucun désir de possession immobilière en soit, je rêve d’un grand hangar rempli d’étagères.

9) Qu’y manquerait-il ?

Certains auteurs sans doute, des bouquins en VO – mais je ne parle aucune langue étrangère alors bon – mais surtout de la place, de l’espace, encore plus d’étagères !

10) Comment la vois-tu évoluer ?

En s’étendant inexorablement…

[Entretien réalisé par courrier électronique le 12 avril 2014]

bibliothequeMael

Fragments de bibliothèque…

 Retrouvez Maël sur ses sites et blogs :

http://maelrannou.canalblog.com

http://ceci-mon-corps.tumblr.com

http://www.legouttoir.com/

Chronique K.BD – Alack Sinner

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Difficile d’aborder la bande dessinée argentine sans évoquer messieurs Muñoz et Sampayo, les plus européens des auteurs argentins, mondialement reconnus comme ambassadeurs essentiels du Neuvième Art. Dès leurs débuts, Muñoz et Sampayo ont contribué à faire grandir la bande dessinée, l’emmenant vers des thématiques plus adultes (politique, rapports sociaux, amours et sexualité…), redonnant ses lettres de noblesse au noir et blanc pur. A ce titre, Alack Sinner est leur œuvre la plus emblématique.

Une synthèse faite « por yo mismo »

alack

Lire l’article

I Am Not Afraid Of You And I Will Beat Your Ass – Yo La Tengo (Matador, 2006)

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Archétype même du groupe indépendant (espèce en voie de disparition), Yo La Tengo trace son sillon à part des modes musicales depuis 30 ans maintenant. A l’instar de leurs amis les Sonic Youth, Yo La Tengo est avant tout le projet d’un couple, Ira Kaplan (guitare et chant) et Georgia Hubley (batterie et chant), auquel se joint le bassiste et chanteur James McNew, ainsi qu’une kyrielle d’instrumentistes.

Prolifique et variée, la discographie du trio ne cesse de s’étoffer, nous proposant un nouvel album tous les deux-trois ans en moyenne. Loin de connaitre toutes leurs œuvres, je peux tout de même affirmer que leur production ne souffre d’aucune impression de redite. Ils génèrent une variété incroyable de rythmes et d’ambiances sans jamais perdre en cohérence. A l’image de ce superbe I Am Not Afraid Of You And I Will Beat Your Ass (quel titre !), sorti en 2006. Une merveille.

Tout y est, la puissance du rock noïsy (Pass the hatchet, I think I’m goodking), la légèreté de la pop harmonique (Sometimes I don’t get you, The weakest part), la transe des rythmes tribaux (The room got heavy), la subtilité des arrangements de cuivres et de cordes (Beanbag chair), la plénitude de l’easy-listing (Song for Mahila, I feel like going home) flirtant parfois vers l’ambiant (Daphnia)… Sans oublier de pures perles typiquement « Yo-la-tengocienne » (The race is on again).

Une variété de matières sonores, allant du séminal « guitare-basse-batterie au chant punk » (I should have know better), aux tessitures pop paisibles (Black Flowers). Le tout rehaussé de superbes harmoniques de voix, sachant que les trois compères chantent, parfois même en voie de tête. Une richesse musicale aux influences maitrisées (entre Beatles, Jefferson Airplane, New Order ou Sonic Youth), partant des sixties (le rock’n’rollien Watch out for me Ronnie, le très Soul Mr Tough…) pour atterrir au 21ème siècle. Car cet album est bien de notre temps…

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